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J'ai décidé d'être une princesse

J'ai décidé d'être une princesse.


On connaît tous l'histoire de Cendrillon. Elle en a bien bavé quand même avant que le prince charmant la sorte de sa misère, qu'ils se marient et vivent heureux avec plein d'enfants.


J'ai toujours eu l'impression d'être cette Cendrillon. À la différence que les « princes charmants » qui sont venus à mon secours n'étaient pas si charmants que ça. C'étaient plutôt des princes qui se transformaient en crapaud et que me faisaient vivre la tête sous l'eau.


Alors évidemment, après tant de déceptions, le conte de fée a disparu de mon esprit. Mon rêve de petite fille qui rêve d'être une princesse, enterré six pieds sous terre.


Mais depuis quelques temps, il y a cette question qui se pose à moi, encore et encore : qui rêves-tu d'être ? Qu'est-ce que tu rêvais de faire quand tu étais enfant, qui te mettais en joie ?


Et bien je n'en avais aucune idée. Ma seule préoccupation était de savoir si mon métier me correspond bien, est-ce qu'il m'ouvre le cœur ou au contraire le resserre ? C'est déjà pas mal de se poser ce genre de question et ça m'a grandement aidé à trouver ma juste place.


Mais il manquait encore quelque chose. J'ai tellement vécu dans l'amour conditionnel que recevoir de l'amour, de l'argent, ou de l'aide tout simplement, était devenu pour moi synonyme de prostitution : si j'accepte, je vais devoir vendre une partie de mon âme en retour. Et ça, ça fait un moment que je ne l'accepte plus.

Sauf que ne plus accepter l'amour, l'argent ou l'aide des autres, ça veut aussi dire devoir tout faire toute seule. TOUT. Et franchement, c'est sécurisant... mais aussi épuisant.


Puis un matin, après que ma fille aie pris soin de mes ongles et leur a fait une superbe mise en beauté, un peu de cette princesse enterrée a refait surface. Puis sans crier gare, elle a surgi devant moi, dans mon miroir. Elle était là, dans son château, insouciante et merveilleuse, à gérer son royaume dans la beauté et la féerie, organisant des réceptions où chacun serait accueilli avec le plus grand soin, œuvrant à l'amélioration de son royaume pour que tout le monde se sente aimé et en sécurité.


Ce jour-là, je me suis enfin rappelée de mon rêve de petite fille. Je voulais devenir une princesse.

J'ai donc décidé qu'à partir de maintenant, je serais une princesse.


Bien sûr, me direz-vous, à moins de gagner au loto, on peut pas devenir princesse du jour au lendemain. Sauf qu'être une princesse, c'est avant tout un état d'esprit.


Être une princesse, c’est reconnaître en soi cette valeur et refuser tout ce qui vient l’abîmer. C’est savoir recevoir sans se sentir redevable, et dire non sans se justifier. C’est se sentir suffisamment en sécurité pour Vivre, pleinement, faire ses choix, être soi, que cela plaise ou non.

Être une princesse, c’est choisir avec discernement qui a accès à son royaume, sans culpabiliser d'en refuser l'accès quand c'est nécessaire. C’est vivre dans l’abondance — d’amour, de soutien, de ressources — en la vivant comme une normalité et non comme un privilège.


Être une princesse, c’est gouverner son propre royaume. Et ce royaume, ce n’est pas un lieu extérieur : c’est moi. Mon corps, mon cœur, mon énergie, mon quotidien.


Mais surtout, être une princesse, c'est se permettre de briller de mille feux, de rayonner la beauté, la joie et l'insouciance.


Quand je vivais en Cendrillon, je me croyais redevable, petite, adaptable à tout prix. J’acceptais l’inacceptable par peur de perdre, avec le sentiment de ne pas mériter mieux... même si de temps en temps de petits oiseaux venaient chanter dans mon oreille l'espoir.


En choisissant d’être une princesse, je redessine mon royaume. Les ruines deviennent des salles somptueuses et douillettes, les cultures deviennent des ressources inépuisables, le puits à sec se transforme en rivière limpide et transparente, les petites barrières de bois qui protègent deviennent des murailles infranchissables avec une entrée VIP.

Je laisse entrer ce qui nourrit, soutient et respecte. Et laisse dehors tout ce qui détruit.


Et à partir de là, je peux aimer et briller sans retenue, être moi sans compromis.


Je n’attends plus d’être sauvée par le prince charmant.

Je règne. Tout simplement.


 
 
 

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